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	<title>Nicolas Barrois &#8211; DEKKHA Consulting</title>
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	<title>Nicolas Barrois &#8211; DEKKHA Consulting</title>
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		<title>L’excellence opérationnelle dans le traitement des dossiers CEE : Rencontre avec Clément Moreau, Directeur Général d’ACSIO Energie.</title>
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				<pubDate>Thu, 05 Nov 2020 08:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Sectoral]]></category>

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<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/lexcellence-operationnelle-dans-le-traitement-des-dossiers-cee-rencontre-avec-clement-moreau-directeur-general-dacsio-energie/">L’excellence opérationnelle dans le traitement des dossiers CEE : Rencontre avec Clément Moreau, Directeur Général d’ACSIO Energie.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/home-en">DEKKHA Consulting</a>.</p>
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<p>La 5<sup>ième</sup> période du dispositif des Certificats d’Economie d’Energies se prépare activement et l’un des sujets clefs concernera nécessairement les contrôles sur site des opérations et plus globalement la lutte contre la fraude. ACSIO Energie, anciennement Primo Finance, assure la fonction de Mandataire et se positionne donc en 1<sup>ère</sup> ligne sur cette problématique. Clément Moreau, Directeur Général, nous livre ses facteurs clefs de succès.</p>



<p><strong>DEKKHA Consulting</strong>&nbsp;: ACSIO Energie a été créé en septembre 2019, il y a tout juste un an. Mais pour autant vous n’êtes pas des «&nbsp;petits nouveaux&nbsp;» sur le dispositif des CEE&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong>Clément Moreau</strong>&nbsp;: Non, loin de là&nbsp;! Primo Finance existe depuis 2008, cela fait donc 12 ans que nous accompagnons les industriels du secteur Agro-alimentaire pour la recherche de subventions destinées à l’investissement productif. Initialement notre activité ne concernait que les aides dites «&nbsp;publiques&nbsp;», c’est d’ailleurs toujours le rôle de notre filiale ACSIO Conseil, et nous avons étendu notre activité aux CEE en 2015. Nous avons donc la chance de bénéficier d’une notoriété importante au sein de la filière de transformation des produits agricoles ou produits frais puisque nous leur permettons de financer leurs outils de production depuis plusieurs années.</p>



<p><strong>DEKKHA Consulting</strong>&nbsp;: Estimez-vous que cette culture des aides publiques influence les activités opérationnelles d’ACSIO Energie aujourd’hui&nbsp;?</p>



<p><strong>Clément Moreau</strong>&nbsp;: Cela a indéniablement joué un rôle. Il faut bien comprendre que les projets de demande de subventions publiques peuvent s’étendre sur plusieurs années et impliquent 100% de contrôles sur pièces et sur sites&nbsp;! Le «&nbsp;contrôle&nbsp;» est donc clairement dans l’ADN d’ACSIO Energie. Ce n’est pas vécu comme une contrainte par nos équipes, mais plutôt comme une opportunité de valider la pertinence des opérations que nous menons.</p>



<p><strong>DEKKHA Consulting</strong>&nbsp;: Je suppose que cela nécessite des connaissances techniques pointues, non&nbsp;?</p>



<p><strong>Clément Moreau</strong>&nbsp;: Oui c’est le cas, et c’est – me semble-t-il – un autre de nos points d’attention. Nous disposons d’une réelle expertise technique sur les opérations que nous valorisons chez nos clients. Nos collaborateurs sont issus de BE ou de fabricants tels que des frigoristes par exemple. Ce sont des personnes de terrain, qui connaissent l’activité sur laquelle ils interviennent puisqu’ils l’ont exercé concrètement auparavant.</p>



<p><strong>DEKKHA Consulting</strong>&nbsp;: Culture du contrôle et expertise technique, y’a-t-il un troisième aspect qui permette de maîtriser au mieux ces opérations&nbsp;?</p>



<p><strong>Clément Moreau</strong>&nbsp;: Oui, je pense qu’il faut y ajouter «&nbsp;l’outillage&nbsp;» et notamment le système d’information. Chez ACSIO Energie nous avons apporté un soin tout particulier à la construction de notre ERP. Nous avons nos propres développeurs et ainsi sommes en mesure d’implémenter très rapidement les impacts issus de notre veille réglementaire. Au final nous disposons d’un système très robuste, conçu de façon spécifique pour nos processus opérationnels et qui s’intègre dans le reste de notre paysage applicatif. Par exemple notre ERP est connecté directement à notre site de simulation  <a href="http://www.calculCEE.fr">www.calculCEE.fr</a></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/unnamed-4.jpg" alt="" class="wp-image-5334" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/unnamed-4.jpg 512w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/unnamed-4-300x125.jpg 300w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure></div>



<p><strong>DEKKHA Consulting</strong>&nbsp;: Vous n’intervenez pas sur le marché «&nbsp;diffus&nbsp;» et traitez en moyenne des dossiers de plusieurs dizaines de GWhc. Pensez-vous que cela facilite le contrôle des opérations&nbsp;?</p>



<p><strong>Clément Moreau</strong>&nbsp;: Oui, bien sûr. Nous ne menons pas des centaines de dossiers en parallèle, chacune de nos opérations est suivi de bout-en-bout par les experts techniques dont nous parlions précédemment. Sur des dossiers de plusieurs dizaines de GWhc nous devons être irréprochable sur la qualité de l’accompagnement technique. Des sommes importantes sont en jeu, pour notre Obligé mais également pour le bénéficiaire, et nous nous devons d’être très rigoureux.&nbsp;</p>



<p><strong>DEKKHA Consulting</strong>&nbsp;: En conclusion nous pouvons dire que l’excellence opérationnelle d’ACSIO Energie repose sur 4 axes&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul><li>D’une part un historique riche avec l’industrie Agro-alimentaire et les principaux processus qui y sont impliqués.</li><li>Ensuite une culture du contrôle héritée du passé «&nbsp;Gestion de Subventions Publiques&nbsp;» d’ACSIO Conseil.</li><li>Une expertise technique pointue, portée par des hommes et des femmes de terrain.</li><li>Un système d’information optimisé qui vous permet de disposer de vos règles de gestion spécifiques, allant parfois au-delà des contraintes réglementaires.</li></ul>



<p><strong>Clément Moreau</strong>&nbsp;: Cela me semble très bien résumé, en effet. Merci DEKKHA Consulting pour cet échange&nbsp;!<br></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/Capture-d’écran-2020-11-20-à-10.53.30.png" alt="" class="wp-image-5339" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/Capture-d’écran-2020-11-20-à-10.53.30.png 582w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/Capture-d’écran-2020-11-20-à-10.53.30-300x177.png 300w" sizes="(max-width: 582px) 100vw, 582px" /></figure></div>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg 460w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3-300x120.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>
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										</item>
		<item>
		<title>Le Corporate PPA permet-il de réconcilier « croissance économique » et « transition énergétique » ?</title>
		<link>https://dekkha.com/en/le-corporate-ppa-permet-il-de-reconcilier-croissance-economique-et-transition-energetique/</link>
				<pubDate>Sat, 05 Sep 2020 07:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Sectoral]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La crise sanitaire que nous vivons actuellement éclipse – temporairement&#160;? – les autres défis majeurs auxquels notre société va être rapidement confrontée&#160;: Renouer avec la croissance économique pour éviter des impacts sociaux, tout en intégrant les enjeux écologiques de diminution...</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>La crise sanitaire que nous vivons actuellement éclipse – temporairement&nbsp;? – les autres défis majeurs auxquels notre société va être rapidement confrontée&nbsp;: Renouer avec la croissance économique pour éviter des impacts sociaux, tout en intégrant les enjeux écologiques de diminution des GES et de lutte contre le réchauffement climatique.</p>



<p>Dans ce contexte complexe, le Green Corporate PPA (Power Purchase Ageement), que l’on pourrait traduire par «&nbsp;Contrat d’Achat d’Energie Verte&nbsp;», peut amener des pistes de solution. En effet en permettant à des industriels d’établir des contrats directs avec des producteurs d’énergie renouvelable, ils «&nbsp;dérisquent&nbsp;» ce poste de dépenses et participent de fait à l’essor des EnR.<br></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>1.&nbsp;Comment définit-on un Green Corporate PPA&nbsp;?&nbsp;</h4>



<p>Le Green Corporate PPA, encore appelé «&nbsp;Corporate PPA&nbsp;» ou plus simplement «&nbsp;PPA&nbsp;», est un contrat d’achat d’énergie direct entre un Consommateur et un Producteur d’énergie renouvelable.</p>



<p>Les énergies fossiles ne sont pas concernées par les PPA. L’énergie vendue provient donc de sources telles que le solaire, l’éolien, l’hydraulique, la biomasse ou la géothermie.</p>



<p>Dans certains cas, les PPA intègrent la présence d’un intermédiaire entre le consommateur et le producteur. Il s’agit généralement de sociétés d’agrégation qui assurent alors un service d’équilibrage permettant de palier à l’intermittence de la production inhérente aux EnR.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>2 . Pourquoi assiste-t-on à la multiplication récente des PPA&nbsp;?</h4>



<p>Orange, la SNCF, certaines banques comme la Société Générale ou le Crédit Mutuel, toutes ces structures ont opté pour le PPA récemment.<br></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9829.jpg" alt="" class="wp-image-5290" width="580" height="345" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9829.jpg 746w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9829-300x179.jpg 300w" sizes="(max-width: 580px) 100vw, 580px" /></figure></div>



<p>Ce soudain engouement pour les Green Corporate PPA est lié à une évolution réglementaire majeure&nbsp;: Le décret du 27 mai 2016, issu de la loi de transition énergétique, amorce le remplacement progressif du système d’obligation d’achat pour laisser place au Complément de Rémunération. Celui-ci permet une intégration progressive de la production des énergies renouvelables aux règles du marché, avec un système de rémunération laissant les producteurs partiellement exposés aux fluctuations des prix de marché.</p>



<p>Concrètement ce décret autorise la vente directe d’EnR, avec une structure tarifaire partiellement décorrélée du marché de l’énergie.</p>



<h4>3. Quels sont les contraintes et bénéfices liés aux PPA&nbsp; ?</h4>



<p>Les contraintes liées aux PPA proviennent principalement de la nature même des énergies renouvelables qui sont vendues&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul><li>L’importance des investissements nécessaires implique bien souvent des contrats longs-terme (jusqu’à 25 ans) qui empêchent une gestion opportuniste des achats d’énergie.</li><li>L’intermittence de la production impose en général de faire appel à un responsable d’équilibre pour palier au risque de profil. Le PPA ne couvre donc pas nécessairement 100% des besoins énergétiques du consommateur, multipliant de fait les contrats d’achats à monitorer.</li><li>La structure tarifaire des PPA, souvent établie via des prix fixes sur des périodes longues, limite là encore une gestion opportuniste en cas de baisse significative des prix de marché lors des prochaines années.</li></ul>



<p>La «&nbsp;stabilité&nbsp;» du PPA génère l’essentiel de ses contraintes, mais présente également de nombreux bénéfices&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul><li>Contrat long terme et prix fixes sont gages de visibilité et de stabilité, ce qui est de nature à dé-risquer les opérations pour de nombreux acteurs.</li><li>Dans un contexte où la volatilité du prix du carbone sur le marché ETS-EU est importante, le PPA garantit la fourniture d’énergie décarbonée. Le bénéficiaire du PPA peut de ce fait se prémunir des hausses à prévoir pour le prix du carbone.</li><li>Enfin les bénéfices environnementaux et d’image associés au PPA sont également notables. Dans un contexte de «&nbsp;greenification&nbsp;» des activités, le PPA est un marqueur fort d’engagement en faveur de la transition énergétique.</li></ul>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9830.jpg" alt="" class="wp-image-5291" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9830.jpg 767w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9830-300x121.jpg 300w" sizes="(max-width: 767px) 100vw, 767px" /></figure></div>



<h4>3. Le rôle de DEKKHA Consulting&nbsp; ?</h4>



<p>DEKKHA Consulting est un cabinet de conseil en Stratégie Opérationnelle, intervenant majoritairement sur les sujets Energie &amp; Transition Energétique.</p>



<p>La signature d’un Corporate PPA implique, comme nous l’avons établi auparavant, un changement de paradigme fort pour l’ensemble des acteurs impliqués. Il convient en effet de disposer d’une connaissance fine du monde de l’énergie et de ses principaux mécanismes de régulation (Lissage, effacement, etc.) afin de bénéficier pleinement des opportunités offertes par les PPA.</p>



<p>La démarche de DEKKHA Consulting se décompose classiquement en 3 phases&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul><li>Présentation détaillée du système opérationnel des PPA, sur base d’études amont menées par les équipes pluridisciplinaires de DEKKHA Consulting.</li><li>Etude du besoin spécifique de votre structure et la définition des Risques / Bénéfices liés à l’établissement d’un PPA.</li><li>Support opérationnel dans le cadre de la signature du PPA, allant de l’identification des acteurs sollicités, la gestion de l’appel d’offre et l’accompagnement lors de la phase de contractualisation.</li></ul>



<p>L’expertise sur les sujets de l’Energie et le large réseau d’acteurs du cabinet fait de DEKKHA Consulting un partenaire de choix pour l’accompagnement opérationnel dans l’établissement d’un PPA.<br></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9831.jpg" alt="" class="wp-image-5292" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9831.jpg 785w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9831-300x92.jpg 300w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/11/IMG_9831-768x237.jpg 768w" sizes="(max-width: 785px) 100vw, 785px" /></figure></div>



<p>Source « Emission Trading System (EU ETS) » [archive], sur Commission européenne </p>



<p><em>Contact : nicolas.barrois@dekkha.com</em></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg 460w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3-300x120.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>
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										</item>
		<item>
		<title>La crise sanitaire va-t-elle permettre au secteur agricole de réaliser concrètement sa transition énergétique ?</title>
		<link>https://dekkha.com/en/la-crise-sanitaire-va-t-elle-permettre-au-secteur-agricole-de-realiser-concretement-sa-transition-energetique/</link>
				<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 07:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Sectoral]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La France est donc actuellement en guerre. Dans ce conflit sanitaire, les combattants en première ligne sont représentés par les médecins et le personnel soignant, admirables d’engagement et de dévotion. Mais viennent ensuite d’autres populations, qui participent également à la...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/la-crise-sanitaire-va-t-elle-permettre-au-secteur-agricole-de-realiser-concretement-sa-transition-energetique/">La crise sanitaire va-t-elle permettre au secteur agricole de réaliser concrètement sa transition énergétique ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/home-en">DEKKHA Consulting</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>La France
est donc actuellement en guerre. Dans ce conflit sanitaire, les combattants en
première ligne sont représentés par les médecins et le personnel soignant,
admirables d’engagement et de dévotion. Mais viennent ensuite d’autres
populations, qui participent également à la lutte de manière plus
discrète&nbsp;: employés de la Grande Distribution, éboueurs, personnel
d’entretien et enfin les agriculteurs.</p>



<p>Cette
dernière catégorie bénéficie en ce moment d’un regain très net de popularité.
L’heure n’est en effet plus à «&nbsp;l’agri-bashing&nbsp;», mais au contraire
de nombreuses personnes au chômage partiel s’improvisent ouvrier agricole le
temps d’une récolte d’asperges par exemple. Mais pour que ce soutien populaire
dure au-delà de la crise sanitaire, il est nécessaire que les changements
vertueux soient partagés. Nous évoquions, dans un précédent article, que
l’Agriculture pouvait être l’avenir de la Transition Energétique&nbsp;; le
moment apparait comme idéal pour réaliser cet effort et réhabiliter durablement
l’image de toute la filière.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/agr2.jpg" alt="" class="wp-image-5273" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/agr2.jpg 911w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/agr2-300x161.jpg 300w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/agr2-768x411.jpg 768w" sizes="(max-width: 911px) 100vw, 911px" /></figure></div>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.linkedin.com/pulse/lagriculture-est-elle-lavenir-de-la-transition-nicolas-barrois
</div></figure>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>1. Demain, tous agriculteurs ?</h4>



<p>Le 24 mars
dernier, Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture, lançait «&nbsp;un appel à
l’armée de l’ombre des hommes et des femmes qui n’ont plus d’activité en raison
de la crise du coronavirus&nbsp;» afin de les exhorter à aider le monde
agricole français en quête de main d’œuvre.</p>



<p>On estimait
alors à 200&nbsp;000 le nombre d’emplois à pourvoir dans le secteur et les deux
ministères de l’Agriculture et du Travail agissaient de consort pour permettre
le cumul, temporaire, du chômage partiel et d’une activité dite de soutien aux
agriculteurs.</p>



<p>Contre
tout-attente cet appel a été entendu&nbsp;; 40&nbsp;000 personnes se sont
manifestées dans les 24h ayant suivi l’allocution du Ministre selon l’Express <sup>(</sup><a href="#_Demain,_tous_agriculteurs"><sup>1</sup></a><sup>)</sup>, et le mardi 07 avril 200&nbsp;000 candidatures
avaient été déposées sur la plateforme dédiée. Seule 10&nbsp;621 offres
demeuraient disponibles, et principalement parce que les offres d’emplois
avaient été étendues à d’autres secteurs jugés prioritaires également (aide à
domicile, télécoms, énergie, etc.).</p>



<p>L’engouement pour l’aide au monde agricole est donc une réalité et cela va nécessairement de pair avec une forme de revalorisation de l’activité et de l’ensemble de la profession.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>2 . Plus que jamais la Grande Distribution « joue le jeu »</h4>



<p>Dimanche 12
avril, sur France3, Didier Guillaume notait une nouvelle fois le
«&nbsp;patriotisme alimentaire&nbsp;» de ses compatriotes qui avaient
plébiscités l’agneau français et&nbsp; que
«&nbsp;la Grande Distribution avait joué le jeu&nbsp;» pour la mise en valeur
de ce produit.</p>



<p>Cette
tendance n’est pas nouvelle, puisque dès le 25 mars dernier, le magazine
consoGlobe, spécialiste de la Grande Distribution, titrait
«&nbsp;Confinement&nbsp;: les supermarchés passent aux fruits et légumes
100&nbsp;% français&nbsp;» <sup>(2)</sup>. De la même façon, sur son blog,
Michel-Édouard Leclerc a ainsi annoncé stopper l’approvisionnement en asperges,
tomates, concombres et fraises, de toute autre origine que française.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/agr3-1024x773.png" alt="" class="wp-image-5274" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/agr3-1024x773.png 1024w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/agr3-300x226.png 300w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/agr3-768x580.png 768w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/agr3.png 1110w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p>Et ce
soutien n’est pas anodin. D’une part parce qu’il remet à l’honneur les produits
français et qu’il constitue une source de revenus directe pour la filière
agricole française, mais également parce qu’il peut induire un changement plus
pérenne des mentalités. En effet, alors qu’on rapporte une hausse de 10 à 15% des
prix des fruits &amp; légumes dans les principales enseignes, les français
acceptent et plébiscitent même, semblerait-il, ce nouveau mode de
fonctionnement.</p>



<p>Remis là encore sur le devant de la scène médiatique et valorisés dans leurs activités, les agriculteurs français voient leur cote de popularité grimper. Pour éviter que cela ne s’essouffle, il leur est nécessaire de modifier structurellement leur approche et de répondre aux attentes des consommateurs.</p>



<h4>3. Quelles actions concrètes ?</h4>



<p>Il est donc
temps de mettre en œuvre des actions concrètes qui démontreront, selon un
prisme nouveau, l’excellence de l’Agriculture en France.</p>



<ol><li>Tout d’abord rappelons-nous que,
contrairement à tous les autres secteurs et notamment l’Industrie,
l’Agriculture représente un puits de carbone. En effet de nombreuses
techniques, tels les semis sous couverts ou l’implantation de haies, permettent
de capter du CO2 atmosphérique. On ne parle pas alors de «&nbsp;réduire des
émissions&nbsp;», mais bien de réduire la quantité de carbone dans l’atmosphère
via la photosynthèse.</li><li>Ensuite il existe de nombreuses
pistes d’économies d’énergie dans le secteur agricole, dont plusieurs sont
valorisables via les CEE.</li><li>Le mécanisme des Certificats
d’Economies des Produits Phytopharmaceutiques (CEPP) doit permettre à
l’Agriculture Française de limiter sa consommation de ce type de substances,
reproche communément adressé par le grand public. </li><li>Enfin nous avons déjà abordé dans une
précédente publication la possibilité de valoriser certains produits agricoles,
comme les déchets ligno-cellulosiques, dans le cadre de la production de
biocarburants.</li></ol>



<p><a href="*https://www.linkedin.com/pulse/biofuels-quand-lh%C3%A9t%C3%A9rog%C3%A9n%C3%A9it%C3%A9-des-r%C3%A8gles-europ%C3%A9ennes-perturbe">*https://www.linkedin.com/pulse/biofuels-quand-lh%C3%A9t%C3%A9rog%C3%A9n%C3%A9it%C3%A9-des-r%C3%A8gles-europ%C3%A9ennes-perturbe</a></p>



<p>Les pistes pour rendre durablement le secteur agricole plus vertueux vis-à-vis de la lutte contre le réchauffement climatiques sont nombreuses. Mais cette période de « lune de miel » médiatique, où les agriculteurs sont à juste titre valorisés, est propice à engager des changements plus profonds. L’agri-bashing sera alors enterré et l’Agriculture française sera reconnue à la fois pour l’excellence de ses produits mais également pour son effet bénéfique sur le climat.</p>



<ul><li><a href="https://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/travail-aux-champs-ou-dans-les-secteurs-prioritaires-plus-de-200-000-candidats_2123132.html">https://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/travail-aux-champs-ou-dans-les-secteurs-prioritaires-plus-de-200-000-candidats_2123132.html</a></li><li><a href="https://www.consoglobe.com/confinement-supermarches-fruits-legumes-francais-cg">https://www.consoglobe.com/confinement-supermarches-fruits-legumes-francais-cg</a></li></ul>



<p><em>Contact : nicolas.barrois@dekkha.com</em></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg 460w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3-300x120.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/la-crise-sanitaire-va-t-elle-permettre-au-secteur-agricole-de-realiser-concretement-sa-transition-energetique/">La crise sanitaire va-t-elle permettre au secteur agricole de réaliser concrètement sa transition énergétique ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/home-en">DEKKHA Consulting</a>.</p>
]]></content:encoded>
										</item>
		<item>
		<title>CEE : Quel sera l’impact des grandes évolutions réglementaires sur la 5ième période du dispositif ?</title>
		<link>https://dekkha.com/en/cee-quel-sera-limpact-des-grandes-evolutions-reglementaires-sur-la-5ieme-periode-du-dispositif-2/</link>
				<pubDate>Sun, 05 Jul 2020 07:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Regulatory]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://dekkha.com/cee-quel-sera-limpact-des-grandes-evolutions-reglementaires-sur-la-5ieme-periode-du-dispositif-2/</guid>
				<description><![CDATA[<p>Depuis quelques semaines, l’attention de tous les acteurs du dispositif des CEE se portait sur les impacts directs de la crise sanitaire. S’il est avéré qu’on estime la perte sur la période à 60 TWhc et que le volume d’obligation...</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/cee-quel-sera-limpact-des-grandes-evolutions-reglementaires-sur-la-5ieme-periode-du-dispositif-2/">CEE : Quel sera l’impact des grandes évolutions réglementaires sur la 5ième période du dispositif ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/home-en">DEKKHA Consulting</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis quelques semaines, l’attention de tous les acteurs du
dispositif des CEE se portait sur les impacts directs de la crise sanitaire.
S’il est avéré qu’on estime la perte sur la période à 60 TWhc et que le volume
d’obligation des acteurs de la distribution pétrolière pourrait subir une
baisse de l’ordre de 10%, les mesures prises pour contenir les effets de la
crise de la Covid-19 ont été efficaces. L’heure est donc désormais à la mise en
œuvre de la «&nbsp;reprise&nbsp;» ainsi qu’à la <strong>préparation de la cinquième
période</strong>.</p>



<p>Sur ce sujet les concertations ont débuté et un certain nombre de pistes ont déjà été évoquées&nbsp;: encadrement du niveau des prix, allongement de la période à 4 ans, etc. Ces aspects seront débattus dans les mois qui viennent. Chez DEKKHA Consulting nous nous sommes penchés sur <strong>les grandes évolutions réglementaires récentes ainsi que sur leurs effets probables sur la 5<sup>ième</sup> période</strong>. Les principaux sujets que nous avons identifiés sont les suivants&nbsp;: </p>



<p>1 – L’élargissement du dispositif
au-delà des économies d’énergies.</p>



<p>2 – L’importance grandissante de
Coup de Pouce et du système des bonifications.</p>



<p>3 – La lutte contre la fraude et le renforcement des contrôles.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>1.&nbsp;Elargissement du dispositif des CEE au-delà des économies d’énergie.</h4>



<p>Aujourd’hui c’est déjà une réalité, les Certificats
d’Economies d’Energie ne financent plus uniquement des opérations de réduction
de consommation d’énergie. Les CEE ont désormais un rôle beaucoup plus global
dans la <strong>transition énergétique</strong>. Les preuves de ce changement de
paradigme se font de plus en plus nombreuses&nbsp;: </p>



<ul><li>Sur plus de 363&nbsp;000 opérations menées dans le cadre de Coup de Pouce Chauffage entre janvier 2019 et mai 2020 près de 39% (114&nbsp;491) ont consisté à remplacer des chauffages au fioul ou au charbon. C’est un objectif assumé du dispositif quand bien même, selon certains experts, les bénéfices sur la consommation d’énergie du remplacement d’une chaudière au fioul par une pompe à chaleur mal dimensionnée ne sont pas évidents.</li><li>Dans le cadre de son Appel à Programmes 2019, la DGEC a retenu comme thème «&nbsp;Développer la logistique et la mobilité économes en énergies fossiles&nbsp;». Il ne s’agit plus uniquement ici de réduire la consommation d’énergie mais, par exemple, de mettre en œuvre une transition «&nbsp;Fuel to Elec&nbsp;» en promouvant, &nbsp;par le biais des programmes, l’essor des véhicules électriques.</li><li>Enfin un des axes de réflexion pour la 5<sup>ième</sup> période consiste à intégrer la composante CO<sub>2</sub> dans les fiches d’opérations standardisées. L’objectif serait de faire coïncider plus clairement la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie), donc les CEE, avec la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC).</li></ul>



<p>Cette tendance n’est pas neutre pour les obligés&nbsp;: Pour
les distributeurs d’électricité, quand les CEE permettent le remplacement d’une
chaudière au fioul par une pompe à chaleur, l’effet sur leur activité est
positif et tend à accroître leurs parts de marché. L’inverse est, bien
évidemment, également vrai pour les distributeurs de produits pétroliers.
Ceux-ci peuvent même se retrouver, pour des raisons de compétitivité, à
financer à hauteur de plusieurs millions d’euros des programmes dont l’objectif
est la mobilité décarbonée et donc… la baisse de consommation de carburant. Il
y a de quoi donner des maux de tête aux services marketing&nbsp;! </p>



<p>Enfin certaines opérations standardisées concernent
l’utilisation de carburants ou lubrifiants optimisés permettant d’économiser de
l’énergie. Mais quel est l’avenir de ces fiches si les CEE assument leur
objectif de décarbonation&nbsp;? Accorder des CEE pour l’utilisation de
produits pétroliers, même s’ils permettent un gain de consommation de l’ordre
de 3%, ne semble plus très cohérent avec les objectifs du dispositif.</p>



<p>Impact sur la 5<sup>ième</sup> période : Nous estimons que cette tendance va se prolonger sur la P5 et que cela va complexifier la gestion de l’obligation pour les « pure-players » des produits pétroliers. Déjà  « sur-obligés » par rapport aux autres sources d’énergie, ces acteurs vont être contraints de diversifier ou repenser leurs canaux d’acquisition.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/Capture-d’écran-213.png" alt="" class="wp-image-5251"/></figure></div>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Nécessité d’optimiser la gestion de l’obligation.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>2 . Rôle croissant de Coup de Pouce et des bonifications.</h4>



<p>Coup de Pouce «&nbsp;Chauffage&nbsp;», Coup de Pouce
«&nbsp;Isolation&nbsp;», Coup de Pouce «&nbsp;Tertiaire&nbsp;», Coup de Pouce
«&nbsp;Rénovation Globale en copropriété&nbsp;» et désormais Coup de Pouce
«&nbsp;Thermostat&nbsp;» depuis l’arrêté du 10 juin, la multiplication des
systèmes de bonification est une réalité.</p>



<p>La récente étude de l’ADEME sur l’évaluation du dispositif
des CEE (<sup>1</sup>), bien que basée sur la P3 (2015 – 2018), fait déjà état
d’un écart de 10% entre les économies d’énergies réelles et celles valorisées
par les CEE. Nous pouvons penser que ce taux sera bien plus important sur la
P4, compte-tenu de la prépondérance du secteur Résidentiel dans les gisements
et l’essor des Coup de Pouce «&nbsp;Chauffage&nbsp;» et
«&nbsp;Isolation&nbsp;».</p>



<p>Mais s’ils réduisent l’efficacité concrète du dispositif,
ces systèmes permettent de «&nbsp;router&nbsp;» les travaux vers les domaines
considérés comme prioritaires par la DGEC. En bonifiant certaines opérations le
régulateur réduit le coût d’acquisition des CEE et oriente donc de façon
privilégiée les efforts des acteurs du marché dans cette direction. Cela
apparaît alors comme une manière vertueuse de reprendre la main sur le
dispositif, et cette tendance semble se confirmer.</p>



<p>Impact sur la 5<sup>ième</sup> période&nbsp;: Le
système de bonifications explique déjà en partie le niveau d’obligation
prévisionnel pour la P5 (+26% vs P4) et la part prépondérante du secteur
«&nbsp;Résidentiel&nbsp;». Nous estimons également qu’il imposera aux obligés
d’être agiles et réactifs dans leurs offres, afin d’intégrer rapidement les
nouvelles bonifications et de pouvoir en assurer la gestion.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/Capture-d’écran-216.png" alt="" class="wp-image-5252"/></figure></div>



<p class="has-text-align-center"><strong>Agilité et vitesse de réaction pour l’intégration dans les offres des nouveaux systèmes de bonification.</strong></p>



<h4>3. Lutte contre la fraude et intensification des contrôles.</h4>



<p>«&nbsp;En matière de contrôles, vous n’avez encore rien
vu&nbsp;!&nbsp;». Cette phrase prononcée par Olivier David, Chef du service
Climat et Efficacité Energétique à la Direction Générale de l’Energie et du
Climat, lors de la journée technique de l’ATEE du 12 décembre 2019 résume très
concrètement la situation.</p>



<p>Alors que les contrôles sur site étaient limités aux
opérations Coup de Pouce «&nbsp;Isolation&nbsp;» (BAR-EN-101, 102 &amp; 103) et
ce dans des proportions très faibles, les récentes évolutions réglementaires
ont d’une part augmenté la part des travaux contrôlés, et d’autre part étendu
la mesure à toutes les fiches isolation à destination des particuliers. Cette
mesure était attendue, les règles de la charte Coup de Pouce étant en effet
destinées à être appliquées sur un périmètre plus large. D’autres ont été
ajoutées, notamment en lien avec le label RGE ou l’interdiction du démarchage
téléphonique, et martèle donc un message clair&nbsp;: la fraude a un effet
déplorable sur le dispositif des CEE, tant d’un point de vue de l’efficacité
que de l’image, et la DGEC entend mettre les moyens pour l’éradiquer.</p>



<p>Impact sur la 5<sup>ième</sup> période&nbsp;: Les
contrôles sur site vont s’intensifier et se généraliser avec deux conséquences
majeures&nbsp;; l’importance croissante des organismes de contrôles dans les
opérations et la nécessité d’une plus grande efficacité opérationnelle dans le
traitement des dossiers par les Obligés. La digitalisation des processus ne
sera plus optionnelle et des ajouts technologiques seront nécessaire afin de
mener l’ensemble des diligences de façon rapide et efficace.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/Capture-d’écran-217.png" alt="" class="wp-image-5253"/></figure></div>



<p class="has-text-align-center"><strong>Importance croissante du digital et de l’ajout de
technologie dans le contrôle des dossiers cee.</strong></p>



<p>DEKKHA Consulting mène de nombreux projets en lien avec les CEE&nbsp;: qu’il s’agisse d’optimiser la gestion de l’obligation, de mettre en œuvre de nouvelles offres ou de digitaliser vos processus de traitement, nous sommes en mesure de vous accompagner. De la stratégie à sa mise en œuvre opérationnelle nous accompagnons avec succès les acteurs du secteur, obligés, délégataires, mandataires, organismes de contrôles ou fabricants / industriels.</p>



<p><em>Contact : nicolas.barrois@dekkha.com</em></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg 460w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3-300x120.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>
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]]></content:encoded>
										</item>
		<item>
		<title>CEE B2C (B2B2C) : LA FORMATION DES INSTALLATEURS AU TRAITEMENT ADMINISTRATIF DES DOSSIERS CEE RELEVE-T-ELLE DE LA RESPONSABILITE DES OBLIGES ET DES MANDATAIRES ?</title>
		<link>https://dekkha.com/en/cee-b2c-b2b2c-la-formation-des-installateurs-au-traitement-administratif-des-dossiers-cee-releve-t-elle-de-la-responsabilite-des-obliges-et-des-mandataires/</link>
				<pubDate>Tue, 05 May 2020 07:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Regulatory]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://dekkha.com/cee-b2c-b2b2c-la-formation-des-installateurs-au-traitement-administratif-des-dossiers-cee-releve-t-elle-de-la-responsabilite-des-obliges-et-des-mandataires/</guid>
				<description><![CDATA[<p>En B2C, les installateurs sont incontestablement la cheville ouvrière du dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE), dans la mesure ils constituent l’un des principaux accès à un marché en pleine expansion&#160;: l’ADEME estime que le gisement d’économie d’énergie du secteur...</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>En B2C, les
installateurs sont incontestablement la cheville ouvrière du dispositif des
Certificats d’Economies d’Energie (CEE), dans la mesure ils constituent l’un
des principaux accès à un marché en pleine expansion&nbsp;: l’ADEME estime que
le gisement d’économie d’énergie du secteur résidentiel représentera
prévisionnellement 68,6 % des gisements totaux pour la 5<sup>e</sup> période<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>



<p>Le rôle des installateurs est d’autant
plus important lorsqu’ils sont liés aux Obligés ou aux mandataires le cas
échéant, par un contrat de partenariat. Dans ce cas, en sus de réaliser les
travaux, il incombe aux installateurs de récupérer une partie sensible des pièces
justificatives d’un dossier de demande de CEE auprès du bénéficiaire final&nbsp;(<em>original
du devis signé et daté par le bénéficiaire des travaux, copie de la ou les
facture(s) des travaux correspondant au devis, attestation sur l’honneur dûment
complétée, paraphée, tamponnée et signée par le professionnel et le
bénéficiaire des travaux, copie du contrat de sous-traitance ainsi que la
déclaration de sous-traitance le cas échéant etc</em>.) </p>



<p><strong>Ces documents doivent non seulement être
réunis mais surtout conformes aux exigences règlementaires de formes et de fonds
</strong>tirées de l’arrêté du 04 septembre 2014 <em>fixant la liste des éléments
d&#8217;une demande de certificats d&#8217;économies d&#8217;énergie et les documents à archiver
par le demandeur</em> et de la<strong> jurisprudence du PNCEE.</strong></p>



<p>Un document manquant, mal rempli,
inexact ou frauduleux entraine le retour du dossier de demande de CEE par le
PNCEE, engage la responsabilité du mandataire et pénalise in fine l’Obligé<strong>. Pourtant
le traitement administratif des dossiers ne relève pas de la compétence des
installateurs</strong> qui ne bénéficient d’aucune formation règlementaire sur le
sujet et qui sont de surcroit confrontés à trois difficultés majeures&nbsp;:</p>



<ol><li>L’inertie et ou la négligence des bénéficiaires finals ;</li><li>La complexité des exigences administratives des dossiers de demande de CEE ; </li><li>Les évolutions réglementaires permanentes qui imposent de mener une réelle ‘veille’ afin de garantir l’exactitude des dossiers constitués.</li></ol>



<p><strong>Si la nécessité d’une formation des installateurs n’appelle pas de débat, celle-ci relève-t-elle de la responsabilité de l’Obligé ou du mandataire en cas d’intermédiation ? </strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>1.  L’Obligé face à son réseau d’installateurs</h4>



<p>Nonobstant la pluralité des parties
prenantes liées à la mise en œuvre d’une opération d’économies d’énergie dans
le cadre du dispositif des CEE, il n’y a que l’Obligé (ou le Délégataire le cas
échéant) qui engage sa responsabilité devant le PNCEE lorsqu’un dossier de
demande de CEE est invalidé après instruction. </p>



<p>Dans pareille situation, l’Obligé ne
peut pas se soustraire à ses engagements en arguant de la faute d’un tiers
intervenant au processus. &nbsp;Un dossier
retoqué entraine un volume de CEE défaillant sur le compte EMMY de l’Obligé,
peu importe l’origine et la nature de la non-conformité. Qu’il s’agisse d’un
fait imputable au mandataire, à l’installateur ou encore au bénéficiaire final,
seul l’Obligé s’expose au risque de payer la pénalité de 15 € / MWhc manquant à
son obligation. </p>



<p>C’est pourquoi, il est d’usage que l’Obligé
contrôle les dossiers remis par les installateurs sans que ceux-ci ne
garantissent leur conformité. En effet, si ces contrôles sont négatifs, le
dépôt des dossiers sur EMMY n’aura pas lieu et lesdits dossiers «&nbsp;en
erreur&nbsp;» repartiront auprès de l’installateur concerné afin qu’il traite
les non-conformités relevées. Ce processus ralentit la cadence de dépôt des
dossiers et in fine, la délivrance des CEE afférents tandis que les délais
légaux continuent de courir.</p>



<p>Dans ces conditions, l’Obligé a grand intérêt à tout mettre en œuvre pour garantir le dépôt de dossiers conformes sur première remise des installateurs et cela se traduit indispensablement par une formation à l’aspect administratif du traitement des dossiers de demande de CEE. </p>



<h4>2 . Le mandataire face à son réseau d’installateurs </h4>



<p>Nombreux sont les mandataires ayant
accès à leurs réseaux d’installateurs, réseau ‘en propre’ capitalistiquement ou
lié par des partenariats.</p>



<p>Dans ce cas de figure, le mandataire est
en position d’intermédiaire entre l’installateur et l’Obligé&nbsp;mais est seul
responsable devant l’Obligé en cas de dossiers retoqués par le PNCEE quand bien
même, l’erreur ou la non-conformité serait imputable à l’installateur. </p>



<p>Par exemple, si un dossier est retoqué
parce qu’une mention obligatoire est absente du devis ou parce que la date
figurant sur le devis (RAI) est postérieure à celle figurant sur la facture, le
mandataire ne pourra pas se retrancher derrière la responsabilité de
l’installateur même si la faute lui est imputable.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/comble.jpg" alt="" class="wp-image-5235" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/comble.jpg 649w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/comble-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 649px) 100vw, 649px" /></figure></div>



<p><em>Isolation des
combles</em><br></p>



<p>Dans la majorité des contrats de
mandats, le mandataire sera alors contraint de rembourser les primes perçues
pour les dossiers défaillants y compris sa propre rémunération ou déposer un
volume de substitution dans des délais souvent très limités. En cas de retard
dans ses obligations volumétriques de livraison des CEE, il s’expose également
à des pénalités financières. </p>



<p>Le mandataire doit donc impérativement minimiser les risques et sécuriser l’ensemble de son processus de production ; chaque acteur prenant part au traitement administratif des dossiers doit ainsi être formé parce qu’en dépit des sanctions contractuelles auxquelles s’expose le mandataire en cas de dossiers invalidés par le PNCEE, c’est surtout sa réputation de mandataire « peu sérieux » qui lui sera bien plus préjudiciable. </p>



<h4>3. Quid de l’intérêt des installateurs pour cette formation ? </h4>



<p>En contrepartie de la remise d’un
dossier complet et conforme à l’obligé ou à son mandataire, l’installateur se
garantie le bénéfice définitif de la prime qu’il reverse au bénéficiaire final.</p>



<p>&nbsp;A
contrario, si une erreur est imputable à l’installateur et qu’elle a entrainé
un refus d’acceptation du dossier par le PNCEE ne permettant pas à l’obligé
d’obtenir les CEE relatifs aux opérations, l’installateur s’expose au risque de
ne pas percevoir la prime de l’obligé dans le cas où celle-ci est versée à la
délivrance des CEE, ou pire, à son remboursement si celle-ci est versée au
dépôt des dossiers sur le compte EMMY. </p>



<p>L’installateur qui engage d’ores et déjà
sa responsabilité dans la réalisation conforme des travaux aux exigences techniques,
est quelque peu démuni face une deuxième responsabilité qui n’est cette fois-ci
pas inhérente à son cœur de métier.</p>



<p>Enfin, et sans arriver à de telles
extrémités, un installateur qui remet un dossier non-conforme, se verra souvent
demandé de retraiter le dossier en question, notamment si les anomalies sont
identifiées lors de la phase de Contrôle Unitaire des dossiers. Il sera alors
contraint de produire de nouvelles pièces, conformes, ou éventuellement de
resolliciter le bénéficiaire final bien après la réalisation concrète des
travaux. C’est alors une perte nette de productivité, le temps passé à
retourner sur le site des travaux et à établir les pièces correctes n’est pas
utilisé à mener de nouveaux chantiers et à générer de la valeur.</p>



<p>Une formation est donc indispensable
faute de quoi les installateurs se détourneront d’un dispositif dans lequel la
complexité prendra le pas sur l’argument compétitif. Cette situation est à
éviter à tout prix dans un contexte où Obligés et mandataires sont constamment
en recherche d’installateurs [efficaces et fiables].</p>



<p><strong>Il est dans l’intérêt des installateurs
d’être formés et dans l’intérêts des Obligés et des mandataires de leur
proposer cette formation. Un Obligé ou un mandataire qui offre un
accompagnement opérationnel aux installateurs rejoignant son réseau se
distingue de ses concurrents et sert, en tout état de cause, ses propres
intérêts.</strong></p>



<p>DEKKHA Consulting dispose d’une triple
expertise&nbsp;; </p>



<ul><li>A la fois une connaissance opérationnelle des modalités
de traitement / Contrôle des dossiers CEE B2B2C.</li><li>Des compétences juridiques pour mener la veille
réglementaire et s’assurer d’intégrer les dernières mises à jour.</li><li>Un agrément d’organisme de formation et de très
nombreuses références dans la conception &amp; le déploiement de formations
‘Métiers’.</li></ul>



<p><strong>Fort de ces éléments nous sommes en mesure de constituer des kits de formation synthétiques et pragmatiques, puis d’animer des sessions chez les installateurs. Nous utilisons les meilleurs outils digitaux du marché, tel que Klaxoon, afin de maximiser le transfert de compétences opérationnelles. Enfin les gains constatés sont immédiats : des dossiers mieux constitués dès l’amont, un taux d’erreur réduit et un processus de traitement des dossiers qui gagne en fluidité et en efficacité.</strong></p>



<p>[1] Source : Actualisation de l’étude Gisements CEE pour la période 2021 -2030 (intégrant la 5e période). Gisement médian d’EE du secteur résidentiel évalué à 1030 TWHc et les gisement totaux médians sont évalués à 1501 TWHC pour la 5<sup>e</sup> période.</p>



<p><em>Contact : nicolas.barrois@dekkha.com</em></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg 460w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3-300x120.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/cee-b2c-b2b2c-la-formation-des-installateurs-au-traitement-administratif-des-dossiers-cee-releve-t-elle-de-la-responsabilite-des-obliges-et-des-mandataires/">CEE B2C (B2B2C) : LA FORMATION DES INSTALLATEURS AU TRAITEMENT ADMINISTRATIF DES DOSSIERS CEE RELEVE-T-ELLE DE LA RESPONSABILITE DES OBLIGES ET DES MANDATAIRES ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://dekkha.com/en/home-en">DEKKHA Consulting</a>.</p>
]]></content:encoded>
										</item>
		<item>
		<title>Pétrole : Quand la crise sanitaire éclipse la pire crise pétrolière de ces 15 dernières années.</title>
		<link>https://dekkha.com/en/petrole-quand-la-crise-sanitaire-eclipse-la-pire-crise-petroliere-de-ces-15-dernieres-annees/</link>
				<pubDate>Sun, 05 Apr 2020 07:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Our publications]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>En cette période de lutte mondiale contre le Covid-19, tous les regards sont légitimement tournés vers la gestion de la crise sanitaire et la sauvegarde de la santé publique. Néanmoins, et sans hiérarchiser l’importance des sujets, ce choc sans précédent...</p>
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<p>En cette période de lutte mondiale contre le Covid-19, tous les regards sont légitimement tournés vers la gestion de la crise sanitaire et la sauvegarde de la santé publique. Néanmoins, et sans hiérarchiser l’importance des sujets, ce choc sans précédent se double en ce moment d’un second séisme, économique celui-ci, dans l’industrie pétrolière. De quelle façon ces deux crises internationales sont-elles liées ? Et quelles seront les conséquences à court &amp; moyen termes pour le secteur de l’Oil &amp; Gas ? </p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>1. Une baisse drastique de la demande</h4>



<p>Impact direct du Coronavirus et des mesures de confinement appliquées dans de très nombreux pays actuellement, la demande en produits pétroliers baisse de façon drastique. Les ventes de Jet, carburant utilisé pour l&#8217;aviation, sont pratiquement à l&#8217;arrêt sur le mois de mars 2020, conséquence directe de la chute du trafic aérien sur la période et de la fermeture pure et simple de nombreux aéroports.</p>



<h4>2 . Des capacités de stockage à saturation</h4>



<p>Dans un contexte international serein,
une baisse de consommation de produits pétroliers dans un pays induit des
actions d’exportation vers une zone de plus forte demande. La spécificité de la
crise sanitaire actuelle est qu’elle est mondiale et que la chute de
consommation l’est également. </p>



<p>De quelle manière se traduisent alors les mesures de confinement dans cette situation ? Les raffineries ne sont plus en mesure d’exporter leurs excédents de production et les capacités de stockage se réduisent jusqu’à se rapprocher de la saturation. L’étape suivante, inéluctable, est l’arrêt pur et simple des raffineries. On peut s&#8217;attendre à ce que de nombreuses raffineries européennes seront stoppées, avec des conséquences économiques et sociales importantes, dans les semaines qui viennent.</p>



<h4>3. Le conflit Russo-Saoudien qui aggrave la situation</h4>



<p>Alors que la demande en produits
pétroliers chute dans le monde entier, le conflit Russo-Saoudien accentue nettement
l’impact sur l’industrie pétrolière. Avec un baril de pétrole à 23$ le lundi 30
mars, nous atteignons le plus bas historique depuis 17 ans&nbsp;! </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/P2TROLE-1024x400.jpg" alt="Une image contenant capture d’écran, carte

Description générée automatiquement" class="wp-image-5243" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/P2TROLE-1024x400.jpg 1024w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/P2TROLE-300x117.jpg 300w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/P2TROLE-768x300.jpg 768w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/09/P2TROLE.jpg 1134w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Prix du pétrole –
WTI (West Texas Intermediate) – 31 mars 2020</p>



<p>Certains analystes estiment que cette crise est un acte de défiance envers le Président Trump et vise à tuer la production américaine de gaz et pétrole de schiste. En effet, ces produits, disponibles en grande quantité dans le sous-sol de certains Etats aux Etats-Unis sont complexes à extraire et les marges de production peuvent vite devenir négatives dans un contexte de prix bas. Quelles que soient les motivations géopolitiques profondes, cette crise s’ajoute à celle du Covid-19 et en accentue grandement les effets sur l’industrie pétrolière mondiale.</p>



<p><strong>L’industrie pétrolière affronte en ce moment une crise majeure, dont on peut penser que les effets perdureront au-delà du stricte sujet sanitaire / Coronavirus. Cela doit mener les pétroliers à accélérer les mutations initiées ces dernières années, telles que la diversification des offres (Electricité, flexibilité, etc.) ou l’optimisation des coûts annexes, tels que les Certificats d’Economies d’Energie. </strong></p>



<p><strong>DEKKHA Consulting intervient au quotidien sur ces grands programmes de transformation en lien avec la Transition Energétique et accompagne les entreprises dans leur mise en œuvre opérationnelle. </strong></p>



<p><em>Contact : nicolas.barrois@dekkha.com</em></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg 460w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3-300x120.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>
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		<title>CORSIA : Exigences du programme et enjeux associés</title>
		<link>https://dekkha.com/en/corsia-exigences-du-programme-et-enjeux-associes-2/</link>
				<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 13:07:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Regulatory]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Avec CORSIA le secteur de l’aviation est tenu de compenser ses émissions de GES au-delà de 2020. Nous avons présenté les éléments structurants du programme dans un premier article (ici). Cette seconde partie vise à détailler les modalités de mises...</p>
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<p>Avec CORSIA le secteur de l’aviation est tenu de compenser ses émissions de GES au-delà de 2020. Nous avons présenté les éléments structurants du programme dans un premier article (<a href="https://dekkha.com/corsia-le-secteur-de-laviation-tenu-de-compenser-ses-emissions-ges-au-dela-de-2020/">ici</a>). Cette seconde partie vise à détailler les modalités de mises en œuvre et les principaux enjeux pour les acteurs concernés. </p>



<h4>1.  Les exigences de CORSIA : méthode de calcul et modalité de compensation </h4>



<h4> a. Méthode de calcul </h4>



<p>Comment les exigences de compensation sont-elles calculées ? CORSIA adopte une formule qui prend en compte le niveau d’émissions de l’exploitant, l’évolution du secteur et de l’exploitant, et les consommations des carburants d’aviation durables. </p>



<p>Sous le système du suivi, du compte rendu et de la vérification (MRV – Measuring, Reporting and Verification), les données d’émissions du secteur d’aviation internationale sont centralisées chaque année à partir de 2019. Le facteur de croissance, correspondant au pourcentage d’augmentation de la quantité des émissions de l’année N par rapport au niveau de référence – niveau moyen des années 2019 et 2020 – est calculé par l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) pour l’ensemble du secteur et des exploitants individuels. Ce facteur de croissance est ensuite appliqué au niveau des émissions de l’année N d’un exploitant avec un poids relatif sectoriel ou individuel afin d’obtenir <strong>la quantité provisoire à compenser. </strong></p>



<p>Il est important de noter que pour les trois périodes entre 2021 et 2029, seul le facteur de <strong>croissance sectoriel</strong> est appliqué. Celui-ci a pour objectif de stabiliser le niveau d’émission à l’échelle du secteur mais cela a tendance à pénaliser ceux qui font le plus d’efforts de réduction. En revanche, le facteur de <strong>croissance individuel</strong> jouera un rôle plus important à compter de 2030, et sera appliqué à minimum 70% pour la période 2033 &#8211; 2035 (cf figure 1). Etant donné le cycle d’investissement, il est dans l’intérêt des compagnies aériennes d’anticiper au plus tôt ces facteurs de croissance. </p>



<p>Les exigences de compensation finales tiennent également compte des bénéfices de la consommation <strong>de carburants durables pour l’aviation</strong>, ceux-ci devant générer au moins 10% de réductions nettes de gaz à  2 effet de serre (GES) par rapport aux carburants de référence sur la base du cycle de vie et respecter les critères en termes de stockage de carbone. Si un exploitant utilise des carburants durables certifiés, les gains en GES liés à ces consommations seront déduits de ses obligations de compensation pour la période de conformité de 3 ans. Ainsi, le dispositif CORSIA encourage le progrès au niveau individuel et sectoriel, ainsi que l’adoption des carburants moins émissifs. </p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-6-1.png" alt="" class="wp-image-4967" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-6-1.png 945w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-6-1-300x152.png 300w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-6-1-768x390.png 768w" sizes="(max-width: 945px) 100vw, 945px" /></figure>



<h4> b. Modalité de compensation <br></h4>



<p>Afin de répondre à leurs obligations, les opérateurs sont tenus d’acquérir des « unités d’émissions admissibles » à hauteur de leurs exigences de compensation finales pour chaque période. Il s’agit de<strong> crédits carbones</strong> provenant du financement de projets de réduction de GES (ex. énergies renouvelables, reforestation, efficacité d’énergie…) ou de séquestration d’émissions de GES, conformément aux critères de CORSIA. <sup>1</sup>On appelle ces financements de projets la <strong>compensation volontaire</strong>. </p>



<p>Contrairement au mécanisme tel que le système d’échange de quotas d’émissions de l’UE (SEQE-UE), CORSIA ne prévoit pas un seul marché de crédits carbone, mais s’appuie sur les programmes éligibles pour la gestion des transactions des crédits carbone. En effet dans le cadre du SEQE-UE, les quotas émis par la Commission sont achetés par les compagnies, stockés sur leur compte à la Caisse des Dépôts (faisant office de registre français et assure le lien avec le registre central européen), puis rendus à hauteur de leur besoin de conformité. </p>



<p>Dans le cadre de CORSIA, chaque programme admis regroupe plusieurs projets éligibles. Ces projets reçoivent de la part de l’OACI des unités carbones qu’ils vendent ensuite sur le marché. Les programmes sont alors tenus de remplir un registre dans lequel ils indiquent si les unités délivrées par l’OACI sont détenues par les projets ou si elles ont été achetées et par quelles compagnies. Ces dernières propriétaires d’unités pourront par la suite contacter le programme afin de demander l’annulation d’un certain nombre d’unités pour se référer au dispositif CORSIA. Le programme rend alors publique l&#8217;annulation des quotas en détaillant les informations suivantes pour que cette annulation puisse être vérifiée par les Etats et l&#8217;OACI : <br></p>



<ul><li> la quantité, les numéros de série, la date d&#8217;annulation, le nom du programme, le type d&#8217;unité, le pays hôte, la méthodologie, la démonstration de l’admissibilité à la date de l&#8217;unité et le nom de l&#8217;opérateur pour le compte duquel les unités ont été annulées. <sup>2</sup> </li><li>Il n&#8217;y a donc pas un unique &#8220;compte en banque&#8221; d&#8217;unités centralisé à l&#8217;OACI qui pourrait se décliner en instances nationales. Les programmes et les projets qui leurs sont rattachés sont des entités autonomes et les programmes font en quelque sorte office d’agents qui attestent de la quantité d&#8217;unités annulées au titre de la conformité à CORSIA. Une fois la conformité effectuée, la compagnie doit émettre une déclaration d&#8217;annulation d&#8217;unités, contenant toutes les pièces justificatives nécessaires. </li></ul>



<h4>2. Les enjeux de CORSIA : quels rôles pour quels acteurs ?&nbsp; </h4>



<p>Un dispositif tel que CORSIA ne peut fonctionner qu’à travers l’investissement de plusieurs acteurs, dont les enjeux diffèrent selon les rôles qui leur sont attribués (cf figure 2). Sont notamment concernés : </p>



<p>&#8211; <strong>Les opérateurs aériens</strong>, acteurs principaux de CORSIA, et ceux pour lesquels les enjeux sont les plus importants ; </p>



<p>&#8211; <strong>Des certificateurs accrédités</strong>, sollicités pour différents certificats nécessaires à la validation des dossiers et faire avancer le processus ; </p>



<p>&#8211; <strong>Les acteurs de compensation</strong> tels que les porteurs de projets qui vendent leurs crédits carbones aux compagnies ; </p>



<p>&#8211; <strong>Des mandataires</strong> qui peuvent jouer le rôle d’intermédiaire entre les porteurs de projets et les compagnies aériennes ; </p>



<p>&#8211; <strong>Les producteurs de carburants et pétroliers</strong> qui vont devoir s’adapter à un nouveau marché, à savoir celui des carburants durables. </p>



<p>Dans le but de compenser leurs émissions de GES sur leurs vols internationaux, les compagnies aériennes ont intérêt à avoir un accès aux crédits carbone le moins onéreux possible. Pour cela, il convient à chacune de décider quelle solution adopter dans leur stratégie d’acquisition de crédits carbone : investir sur des fonds de projets, établir des contrats directs avec des porteurs de projets, ou indirects via l’intervention d’un ou plusieurs mandataires, ou encore créer des projets en interne qui seraient éligibles par des programmes. </p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/Corsia-4-1024x644.png" alt="" class="wp-image-4960" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/Corsia-4-1024x644.png 1024w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/Corsia-4-300x189.png 300w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/Corsia-4-768x483.png 768w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/Corsia-4.png 1039w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Plus qu’une simple compensation de leurs émissions de GES, l’objectif de CORSIA est d’inciter dès maintenant les compagnies aériennes à réduire progressivement leurs émissions en envisageant une réduction de 50% des émissions du secteur d’ici 2050 par rapport à 2005. Il est donc dans l’intérêt des opérateurs d’améliorer dès maintenant l’efficacité énergétique de leur flotte et d’accélérer la transition vers des carburants moins émissifs. Ils doivent correspondre aux attentes de rendement actuel des carburants classiques pour un coût qui reste abordable en comparaison. Cependant, le prix estimé en 2015 pour 1 kg de kérosène classique est à 0,78 $, tandis que pour les carburants dits durables le prix est de 1,5 $/kg en moyenne. Ainsi, il peut être intéressant pour les compagnies d’établir des contrats avec des producteurs de carburants durables pour amortir les coûts. </p>



<p>Afin de les accompagner dans leurs démarches, les compagnies aériennes peuvent faire appel à des mandataires. Leurs réseaux de porteurs de projets et de clients leur permettent de jouer un rôle d’intermédiaire et de pouvoir accélérer les processus d’obtention et de vente de crédit carbone en fonction de leurs interlocuteurs. Ainsi, le marché devient plus actif car il prend en compte l’offre et la demande de chaque partie concernée, tout en assurant le respect de la conformité réglementaire des dossiers. Les mandataires peuvent également aider les acteurs de compensation à faire certifier leurs projets par des programmes éligibles en leur trouvant contacts et investissements. </p>



<p>Ces certifications se font auprès de certificateurs accrédités, amenés à intervenir sur plusieurs étapes du dispositif. Ils ont un rôle de supervision par le biais des diverses certifications à délivrer, notamment : les certifications de plan de suivi des données de compensation et d’annulation des unités carbone réalisées par les compagnies aériennes et les porteurs de projets, les certifications de plan de suivi des données d’émissions des compagnies, ainsi que les certifications concernant les carburants durables produits par les producteurs de carburants et les pétroliers. </p>



<p>Pour finir, l’enjeu principal des producteurs de carburants et pétroliers concerne l’adoption des carburants durables en remplacement des kérosènes classiques. Pour ce faire, une étude du marché des carburants alternatifs est nécessaire afin de définir leurs budgets d’investissements dans la production  nouveaux produits. En général, les principaux coûts de production de carburants durables résident dans le coût et la composition des matières premières, le coût des procédés utilisés, le rendement global de la conversion, la qualité et la composition finale du carburant. On peut également ajouter les dépenses d’exploitation, la logistique et les ressources initiales de production.<sup> 3</sup>CORSIA encourage cette démarche d’adoption, ainsi un fort impact sur le marché des kérosènes classiques devrait être observé d’ici les prochaines années. Dans le cadre du dispositif, les producteurs de carburants et les pétroliers ne traitent qu’avec les certificateurs et les compagnies aériennes. </p>



<p><em><strong>DEKKHA Consulting est en mesure de vous accompagner dans la compréhension fine de vos enjeux en lien avec le mécanisme CORSIA. Qu’il s’agisse de mettre en œuvre une stratégie de décarbonation, de piloter un portefeuille de projets de compensation ou de digitaliser les processus opérationnels associés, les équipes DEKKHA Consulting disposent des connaissances sectorielles, technologiques, réglementaires &amp; méthodologiques pour mener à bien vos projets à vos côtés.</strong></em></p>



<p><em>Contact : nicolas.barrois@dekkha.com</em></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg 460w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3-300x120.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>



<p>(1) ADEME. ‘La compensation volontaire’. Disponible sur le site de l’ADEME : https://www.territoiresclimat.ademe.fr/ressource/55-19 </p>



<p>(2) IATA. ‘An Airline Handbook on CORSIA’. Août 2019, p 36. PDF disponible en ligne. </p>



<p>(3) OACI. ‘Conférence sur l’aviation et les carburants alternatifs’. Octobre 2017, p. 4. PDF en ligne. https://www.icao.int/Meetings/CAAF2/Documents/CAAF.2.WP.008.1.fr.pdf </p>
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		<item>
		<title>CORSIA : le secteur de l’aviation tenu de compenser ses émissions GES au-delà de 2020</title>
		<link>https://dekkha.com/en/corsia-le-secteur-de-laviation-tenu-de-compenser-ses-emissions-ges-au-dela-de-2020-2/</link>
				<pubDate>Mon, 13 Jan 2020 13:09:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Sectoral]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>1. CORSIA : un mécanisme de « prix carbone » pour le secteur de l’aviation internationale Adoptée en 2016 à la 39ème Assemblée de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), institution spécialisée des Nations Unies, la résolution A39-3 vise à...</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<h4>1. CORSIA : un mécanisme de « prix carbone » pour le secteur de l’aviation internationale</h4>



<p>Adoptée en 2016 à la 39ème Assemblée de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), institution spécialisée des Nations Unies, la résolution A39-3 vise à mettre en place un programme de compensation et de réduction des émissions de CO2 pour l’aviation civile internationale. Ce régime, nommé&nbsp;<strong>CORSIA&nbsp;</strong>(« Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation&nbsp;»), impose&nbsp;<strong>un prix carbone</strong>&nbsp;aux compagnies aériennes pour les émissions générées par les vols internationaux au-<strong>delà du niveau 2020</strong>.</p>



<p>Le dispositif CORSIA est conçu de manière à encourager les compagnies aériennes dans leurs efforts d’économies d’énergie et d’adoption de carburants durables, et à imposer une obligation de compensation financière de la croissance d’émissions restantes (i.e. les émissions hors secteur de l’aviation) pour arriver à un bilan carbone neutre. Cette compensation se fait par l’acquisition d’unités de compensation d’émission, qui permettront ensuite de financer des projets de réduction ou de captation de carbone.</p>



<p>Faisant ainsi de l’aviation civile internationale le premier secteur à se doter d’un mécanisme de maîtrise de ses émissions de CO2 à l’échelle mondiale, CORSIA vise deux objectifs :</p>



<ol><li>Améliorer le rendement du carburant aérien de 2% chaque année d’ici 2050,</li><li>Stabiliser le niveau d’émissions pour une croissance neutre en carbone à partir de 2020.</li></ol>



<p>L’aviation étant l’un des secteurs avec la plus forte croissance d’émissions, cette initiative a le potentiel d’introduire une forte demande sur le marché de compensation. L’OACI estime que CORSIA devrait compenser environ 2,5 milliards de tonnes de CO2 entre 2021 et 2035, ce qui représente un investissement d’environ 40 milliards USD dans des projets climat.<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.linkedin.com/post/edit/6620965385833336832/#_ftn1" target="_blank">[1]</a>&nbsp;En comparaison, les participants au SEQE de l&#8217;UE, qui couvre environ 45% des émissions de l’UE, ont utilisé 1,058 milliard de tonnes de crédits carbone au cours de la phase 2 (2008-2012).<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.linkedin.com/post/edit/6620965385833336832/#_ftn2" target="_blank">[2]</a><br><strong>P</strong></p>



<h4>2. CORSIA : Calendrier et périmètres concernés<br></h4>



<p>Dans le cadre du programme, les obligations de compensation sont définies par période de 3 ans. Pour la phase pilote (2021 – 2023) et la première phase (2024 – 2026), la participation au programme se fera sur la base du volontariat. Elle sera ensuite&nbsp;<strong>obligatoire à partir de la seconde phase</strong>&nbsp;(2027 – 2035) pour tous les Etats membres de l’OACI, à l’exception de ceux exemptés pour leur faible poids dans le trafic aérien mondial ou des raisons socio-économiques tels que le niveau de développement et les conditions géographiques (cf figure 1).<br></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-1024x664.png" alt="" class="wp-image-4946" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-1024x664.png 1024w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-300x194.png 300w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-768x498.png 768w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA.png 1413w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Au 16 juillet 2019, le nombre d’États ayant déclaré leur intention de participer volontairement à CORSIA dès ses débuts s’élève à 81<a href="https://www.linkedin.com/post/edit/6620965385833336832/#_ftn1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[3]</a>, ceux-ci représentant 76,63% de l&#8217;activité aéronautique internationale. Cependant à partir de 2019, tous les états membres de l’OACI sont tenus d’assurer tous les ans le suivi, le compte rendu et la vérification (MRV – Measurement, Reporting and Verification) des émissions de CO2 des vols internationaux opérés par ses compagnies aériennes, que les États participent ou non au programme.</p>



<p>Seuls les vols internationaux entre deux états participants sont pris en compte pour le calcul des exigences de compensation, alors que l’ensemble des trajets est soumis aux obligations de MRV (cf figure 2). Les exploitants à faible niveau d’activité de l’aviation internationale sont exclus du périmètre du CORSIA&nbsp;: les exploitants d’aéronefs émettant par an moins de 10 000 tonnes métriques de CO2 de l’aviation internationale, les aéronefs de moins de 5 700 kg de masse maximale au décollage (MTOM) ainsi que les aéronefs participant à des opérations humanitaires, médicales et de lutte contre les incendies ne sont pas soumis aux obligations de compensation ni de reporting.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-2-1024x246.png" alt="" class="wp-image-4947" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-2-1024x246.png 1024w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-2-300x72.png 300w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-2-768x185.png 768w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2020/01/CORSIA-2.png 1435w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><br></figcaption></figure>



<p><em>Les exigences opérationnelles de CORSIA et les enjeux pour les principaux acteurs concernés seront abordés dans une seconde communication à venir. Nous vous invitons à suivre l’actualité du cabinet et/ou à nous adresser un message pour être averti de la parution de la deuxième partie du sujet CORSIA.</em> </p>



<p><em>Contact : nicolas.barrois@dekkha.com</em></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg 460w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3-300x120.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>



<p><a href="https://www.linkedin.com/post/edit/6620965385833336832/#_ftnref1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[1]</a>&nbsp;OACI. Working paper (A40-WP/55), p.3. Cette estimation est réalisée sur la base de projections qui supposent que le prix du carbone augmentera de 8 USD en 2021 à 20 USD en 2035.</p>



<p><a href="https://www.linkedin.com/post/edit/6620965385833336832/#_ftnref2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[2]</a>&nbsp;Commission européenne. ‘Utilisation des crédits internationaux’, Système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE-UE).&nbsp;<a href="https://ec.europa.eu/clima/policies/ets/credits_fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://ec.europa.eu/clima/policies/ets/credits_fr</a>.</p>



<p>[3] OACI. ‘CORSIA States for Chapter 3 State Pairs’.&nbsp;<a href="https://www.icao.int/environmental-protection/CORSIA/Pages/state-pairs.aspx" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.icao.int/environmental-protection/CORSIA/Pages/state-pairs.aspx</a>.</p>
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		<title>DEKKHA Consulting vous souhaite ses meilleurs voeux pour 2020 !</title>
		<link>https://dekkha.com/en/dekkha-consulting-vous-souhaite-ses-meilleurs-voeux-pour-2020-2/</link>
				<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 13:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Our publications]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Toute l’équipe DEKKHA Consulting vous souhaite ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année ! Nous vous souhaitons à tous le meilleur pour 2020 et sommes impatients de vous retrouver pour de nouveaux projets.</p>
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<p style="font-size:17px" class="has-text-align-left">Toute l’équipe DEKKHA Consulting vous souhaite ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année ! Nous vous souhaitons à tous le meilleur pour 2020 et sommes impatients de vous retrouver pour de nouveaux projets. </p>



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		<title>L’agriculture est-elle l’avenir de la Transition Energétique ?</title>
		<link>https://dekkha.com/en/lagriculture-est-elle-lavenir-de-la-transition-energetique-2/</link>
				<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 13:08:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Barrois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Sectoral]]></category>

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								<content:encoded><![CDATA[
<p> La COP25 de Madrid vient de se terminer et le sujet de la transition énergétique est plus que jamais d’actualité. Mais en cette fin d’année 2019, deux constats importants s’imposent à nous : 1 er constat : Lors de la journée Technique de l’ATEE du 12 décembre dernier à Paris, l’ADEME a présenté sa vision des gisements de Certificats d’Economies d’Energie (CEE) sur la 5ième période. Les scénarios médians faisaient état d’un total de 1501 TWhc dont seulement 27 TWhc dans le secteur de l’Agriculture (1,8%). 2 ième constat : Le terme « agribashing » a fait son apparition dans le débat public et les maux dont on accuse les agriculteurs aujourd’hui sont nombreux : pollution des sols, déforestation, impact sur le réchauffement climatique ou sur les inondations, etc. Mais a-t-on raison de méconsidérer à ce point l’impact potentiellement positif de l’agriculture sur la Transition Energétique ? Et ce secteur ne représenterait-il pas au contraire l’avenir pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ?  </p>



<h4> <strong>1 – Le secteur agricole, actuel parent pauvre du dispositif des CEE, dispose d’un potentiel sous-estimé </strong></h4>



<p> 22 fiches CEE sont référencées dans « Agriculture », ce qui est un nombre élevé compte-tenu de la faible part relative du secteur dans les volumes de Certificats d’Economie d’Energies produits. Néanmoins en regardant de plus près, l’étude de l’ADEME présentée à la journée Technique ATEE du 12 décembre fait état de 98,3% de ces volumes concentrés sur 6 fiches seulement, et probablement de l’ordre de 88% sur la seule AGRI-TH-104 ( 1 ). Concrètement donc, en 2018 les CEE en Agriculture se limitent à des opérations de « Système de récupération de chaleur sur groupe de production de froid hors tanks à lait ». </p>



<p>Les fiches « Agriculture » actuelles semblent donc sous-exploitées et cela est probablement lié à deux facteurs :  </p>



<p>&#8211; En dehors de la fiche d’opération standardisée AGRI-TH-104, qui peut s’appliquer à de nombreux types d’exploitations agricoles, la majeure partie des autres fiches ne concerne que les serres horticoles ou maraîchères. </p>



<p>&#8211; D’autre part les opérations standardisées actuelles impliquent pour beaucoup l’installation de matériel supplémentaire (chaudière à condensation, déshumidificateur thermodynamique, etc.). Cela représente donc des investissements conséquents, même financés en partie par les CEE, alors qu’un acteur de la filière rapportait encore récemment que « les économies d’énergie ne sont pas nécessairement dans le matériel, mais plus dans les activités de monitoring et de pilotage ». </p>



<p>Concrètement de nouvelles opérations standardisées doivent être déposées, et notamment autour de l’installation de systèmes de contrôles des exploitations agricoles. Aujourd’hui ce sujet est trop peu adressé et des gisements notables de CEE y reposent probablement. Et il est également nécessaire que l’origination des opérations standardisées CEE soit menée hors des centres urbains, où se nichent copropriétés et maison individuelles à isoler via Coup de Pouce, pour exploiter le potentiel du secteur Agricole au-delà des 1,8% envisagés par l’ADEME. La consommation d’énergie du segment ‘Agriculture’ se situant – selon les années – autour de 2,8% de la consommation totale en France, cela laisse potentiellement une marge de progression d’au moins 15 TWhc. </p>



<h4><strong>2 – Sans agriculture, pas de biocarburants de 2nde génération </strong></h4>



<p> Lorsque l’on évoque les biocarburants aujourd’hui on parle principalement de Bioéthanol &amp; de Biodiesel. Ceux que l’on nomme « conventionnels » ou de 1ère génération sont produits à partir de matières premières telles que l’huile de palme, l’huile de colza ou la betterave sucrière. S’ils sont largement décriés, notamment pour leur action indirecte sur la déforestation et parce qu’ils occupent des terres qui pourraient être utilisées pour produire des denrées alimentaires, il faut savoir que ce type de biocarburant est en fin de vie (2). Les directives européennes actuelles, et notamment RED II, intègrent une limitation sur ces produits et s’efforcent de promouvoir les biocarburants avancés, dits de 2nde ou 3ième génération. </p>



<p>Les biocarburants de 3ième générations sont issus d’algues ou de micro-organismes. La technologie est prometteuse mais encore immature notamment pour une application à l’échelle industrielle. La 1ère génération est obsolète, le 3ième génération encore en développement, l’avenir immédiat des biocarburants est donc représenté par la 2nde génération. Ces produits sont tirés de résidus lignocellulosiques ainsi que d’autres sous-produits peu valorisés issus de l’agriculture. Pour les produire il ne s’agit plus alors de cultiver des surfaces agricoles, mais bien d’utiliser des résidus peu exploités à présent. </p>



<p>Le secteur agricole a donc un rôle important à jouer dans la décarbonation des activités de transport, par la valorisation de ses déchets pour la production de biocarburants de deuxième génération. </p>



<h4><strong>3 – La mise en œuvre du CEPP (Certificats d’Economie des Produits Phytopharmaceutiques) va enclencher une dynamique vertueuse pour la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. </strong></h4>



<p>Certes le dispositif des Certificats d’Economie des Produits Phytopharmaceutiques ou CEPP n’est pas en lien avec la Transition Energétique. Néanmoins les CEPP sont calqués sur le modèle des CEE : des obligés (distributeurs de produits phytopharmaceutiques) doivent inciter des bénéficiaires à mettre en œuvre des actions d’optimisations, identifiées par des opérations standardisées – 60 à ce jour – , afin de réduire la consommation des produits dans le secteur agricole. On ne parle pas ici d’énergie, ni en termes de réduction de la consommation, ni en termes de transition vers le renouvelable. Néanmoins – et bien que ce dispositif ne voie réellement le jour qu’au début de l’année 2020 – le CEPP s’inscrit dans une mouvance verte globale et doit permettre de répondre en partie aux détracteurs du secteur Agricole </p>



<h4><strong>Conclusion</strong></h4>



<p>Le potentiel d’économies d’énergie en France ne se limite pas à Coup de Pouce ( 3 ). Certes ce dispositif est important et les volumes d’économies d’énergie (hors bonification) engagés depuis janvier 2019 atteignent les 71 TWhc, mais ce marché est aujourd’hui très concurrentiel. Sans vouloir créer une opposition dans les actions, nous estimons plutôt que d’autres pistes sont à investiguer. Qu’il s’agisse d’installations agricoles qui intègrent de réels processus industriels (viticulture) ou de modalités de contrôles / monitoring (dans les activités sous-serres par exemple) les gisements CEE semblent encore sous exploités aujourd’hui. S’il on ajoute l’importance du secteur dans la production de biocarburants 2nde génération et la volonté affichée de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires on peut constater que l’Agriculture entend jouer un rôle vertueux pour le défi climatique en cours. DEKKHA Consulting intervient sur l’ensemble de ces sujets et dispose d’une expertise sectorielle &amp; méthodologique. De la stratégie à la mise en œuvre opérationnelle nous sommes en mesure de vous accompagner pour faire des opportunités d’aujourd’hui les perspectives business de demain </p>



<p> (1) – AGRI-TH-104 « Système de récupération de chaleur sur groupe de production de froid hors tanks à lait » </p>



<p>(2) Les biocarburants de 1ère génération ont déjà démontré les limites de leur contribution potentielle à la transition énergétique et sont visés par des texte réglementaires pour être remplacés par les 2ième et 3ième générations. </p>



<p>(3) Coup de Pouce – Système de survalorisation de certaines opérations standardisées visant des travaux d’isolation ou de remplacement de systèmes de chauffage. </p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3.jpg 460w, https://dekkha.com/wp-content/uploads/2019/09/Article-image3-300x120.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /></figure>
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